par Karen Vourc'h, Dima Bawab, Mohannad Nasser & David Venitucci
Sahar, l’aurore en arabe et en hébreu, est né de l’amitié entre les sopranos Karen Vourc’h, d’origine juive, et Dima Bawab, palestinienne. Dans un monde morcelé, refusant la polarité des discours, elles ont choisi de faire de la musique une invitation à se retrouver, là où les mélodies deviennent des passerelles, et où les langues murmurent une humanité partagée : hébreu, arabe, yiddish, arménien, persan, français, allemand, italien.
Autour des œuvres de Ravel, Mendelssohn, Monteverdi, Poulenc, Duparc, Weill ou Eisler, qui évoquent la guerre, l’exil, la paix et l’espoir, elles font résonner des chants traditionnels yiddish et palestiniens, ancrés dans les récits des peuples. Une création inédite de Sina Fallahzadeh vient enrichir ce voyage sonore.
David Venitucci à l’accordéon et Mohannad Nasser à l’oud façonnent un univers sonore d’une grande richesse et originalité. Ils improvisent, réinventent chaque mélodie, l’arrangent et la transforment, tissant des textures musicales exigeantes et sensibles.
Nous faisons nôtre cette phrase de Pina Bausch :
« Longtemps j’ai pensé que le rôle de l’artiste était de secouer le public. Aujourd’hui je veux lui offrir sur scène ce que le monde, devenu trop dur, ne lui donne plus : des moments d’amour pur ».


